Comment éviter le blues du voyageur ?

blues du voyageur

Le blues du voyageur

Voyager, c’est la vie. Voyager c’est découvrir les endroits les plus magnifiques au monde avec des personnes fantastiques. Voyager c’est se lever le matin, et au lieu de se demander quel métro surbondé on va prendre pour aller au travail, on s’émerveille en pensant aux choses fabuleuses qu’on a vues la veille, et à celles que l’on va voir aujourd’hui. Pour la plupart des gens qui n’ont jamais voyagé plus de 6 mois, il est difficile de voir l’envers du décor. Car aussi magique qu’un voyage puisse être, il peut laisser des traces aussi néfastes que le voyage a pu être merveilleux.

Je vais parler de deux contrecoups négatifs qu’un voyage au long cours peut avoir sur un voyageur, et comment les éviter.

La lassitude pendant un long voyage

Amérique du Sud, Asie ou Océanie, beaucoup de voyageurs souffriront au bout d’un certain temps d’une forme de lassitude. Aussi beau que soit le voyage, on est constamment en train de bouger, de voir de nouveaux visages, de nouveaux endroits. On se demande sans cesse où on va dormir le lendemain (voire le jour même), ce qu’on va manger, ce qu’on va visiter. Au début c’est très bien, une vie remplie d’aventures et de rencontres mais au bout de plusieurs mois, le voyageur, surtout s’il est seul, souffre souvent d’un manque de repères. Et c’est normal. Tout le monde a besoin de voir sa famille, ses amis et de retrouver ses endroits habituels.

Les solutions contre la lassitude en voyage

Lors de mon voyage d’un an en Amérique du sud, j’ai souffert de cette désorientation. Au bout de 6 mois à voyager avec des amis, je me suis retrouvé seul au beau milieu de mon voyage. Je bougeais tous les jours, rencontrais de nouvelles personnes  et visitais des lieux magnifiques mais je n’y prenais pas autant de plaisir qu’au début. Je me suis alors dit que si le problème était un manque de repères, j’allais me créer de nouveaux repères en voyage. J’ai donc recherché un Helpx. Helpx est une plateforme permettant à des voyageurs de parcourir une carte du monde et de trouver un travail volontaire. Contrairement au Woofing, le travail n’est pas forcément agricole. Cela peut être chez des particuliers, dans une école, une auberge de jeunesse, etc.

blues du voyageur

La platerforme Helpx

Travailler via Helpx permet au voyageur de se poser une ou plusieurs semaines dans un même endroit, de se créer de nouveaux repères et une nouvelle routine tout en apprenant de nouvelles pratiques. De plus, travailler avec des locaux permet de découvrir une nouvelle culture avec un œil différent du simple regard d’un touriste visitant des sites touristiques les uns après les autres. Enfin, même si on ne reçoit pas de salaire, on est nourris et logés pendant plusieurs semaines ce qui permet de ne pas puiser dans ses économies !

Si la lassitude persiste et que le voyageur a la sensation que rentrer chez lui est la seule option, il n’y aucune honte. Bien sûr si ça ne fait quelques jours que le voyage a commencé, mieux vaut attendre un peu, mais si le voyage dure déjà depuis plusieurs mois, et que la décision est réfléchie, il faut rentrer. Mais souvent, quand on part en voyage, on se fixe une durée au préalable. Et on la dit à tout le monde : « Je pars un an autour du monde », « Je pars 6 mois barouder en Asie ». Il faut essayer d’éviter ça. Car si au bout de 7 mois de voyage sur l’ année fixée au départ on veut rentrer, on aura la sensation d’avoir échoué et cela deviendra une honte de rentrer avant la date prévue. Mieux vaut ne pas dire sa date de retour prévue à tout le monde, tout en gardant à l’esprit une durée « macro » de voyage pour réussir à voir tout ce qu’on avait prévu de voir dans les délais.

La déprime post-voyage

blues du voyageur

Mon pote Brice en rentrant d’Amérique du Sud

La déprime post-voyage, ou blues du voyageur, se manifeste au retour d’un long voyage de plusieurs mois voire de plusieurs années. Les premiers jours sont excitants et on a hâte de revoir son entourage, leur raconter 2 ou 3 anecdotes. Mais rapidement, la déprime s’installe. Il est dur de passer à une vie rythmée par les rencontres et les découvertes au calme de la vie en famille ou à la routine de la vie sédentaire. Tout le monde nous pose la fameuse question « Alors comme c’était ton voyage ? », comme si on pouvait résumer 1 an de vie en quelques mots. Alors on répond « bien » en pensant que la personne en face n’a aucune idée de ce qu’on a vécu.

5 solutions contre la déprime post-voyage

1. Freiner le voyage avant de rentrer

Une chose que j’aime bien faire avant de rentrer d’un long voyage, c’est de lever le pied dans les dernières semaines. Par exemple en Équateur, j’arrivais au terme de mon périple Sud-Américain de 9 mois et j’ai décidé de louer sur Airbnb une maison sur la plage pendant 1 mois. Je me suis mis au point un emploi du temps précis, lever 9h – petit dej de fruits exotiques – sport – déjeuner – travail – surf – diner – dodo. Cela permet de commencer à reprendre des repères et une routine pour ne pas avoir d’effet « choc » en rentrant. Un mois entier peut paraitre long mais ce n’était pas du tout une corvée pour moi. J’avais besoin de me sentir un peu chez moi après tous ces mois à vagabonder et à écouter ronfler mes copains d’auberges de jeunesse. Préférez quand même un bon logement et un bon emplacement. J’avais choisi la ville d’Ayampe en Équateur car c’est un super spot de surf, j’avais une maison de 2 étages au bord de la plage pour moi tout seul, un équipement de surf complet, et c’était un petit village tranquille. Le tout pour 450€ par mois, un loyer pour un 20 m² dans un endroit pluvieux en France. A quelques kilomètres se trouvait la ville festive de Montanita, la destination des spring-breakers Sud-Américains. Parfait si on s’ennuie 🙂

2. Avoir des projets pour le retour

En général, mieux vaut ne pas voyager pour fuir une vie que l’on n’aime pas en France. Si tout va mal dans votre vie, partir en voyage n’arrangera pas grand chose et vous aurez les mêmes problèmes partout où vous irez. Il faut partir avec un esprit positif, et penser à bien préparer son retour. Où l’on va vivre, si on va travailler, reprendre ses études, etc. Quand je suis revenu de Nouvelle Zélande et d’Amérique du Sud, j’ai repris mon travail dans les deux semaines qui ont suivies le retour.

3. Vouloir rentrer

Vouloir rentrer, c’est rentrer tranquille. Si vous avez la sensation d’avoir encore des choses à découvrir et que vous n’avez pas de grosse contrainte de temps, continuez ! Si vous vous forcez à rentrer pour rentrer dans votre deadline, vous serez malheureux comme un chien de rue à votre retour.

4. Planifier votre retour à une saison clémente

Il y a fort à parier que si vous quittez la Thaïlande au mois de Décembre pour rentrer en France, vous allez sombrer dans une grande dépression. Essayez de planifier votre retour de voyage entre Avril et Septembre pour revenir en France à une saison moins propice au suicide qu’en plein hiver.

5. Penser à votre prochain voyage

A mon retour du Brésil, je ne pensais qu’à partir en Suède, à mon retour de Suède, je ne pensais qu’à partir en Nouvelle Zélande et à mon retour de Nouvelle Zélande je ne pensais qu’à partir en Amérique du Sud. Vous voyez le schéma, en ce moment je ne pense qu’à partir à Pékin ! Je me suis toujours mis dans cet état d’esprit en rentrant d’un voyage car ma vie en France me manquait, mais je savais que j’allais repartir dans les prochains mois/années. Cela permet d’apprécier les moments en voyage car on sait qu’on va revenir à une vie qu’on aime en France, et on va apprécier pleinement cette vie car on sait qu’on va repartir bientôt. Un équilibre breveté 🙂

– Nicolas

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