Paris-Pékin en stop (Partie 1) : De Paris à Bruxelles

paris pekin en stop

Ma vie pendant ces 4 prochains mois…

En général, un voyage, ça se prépare. Acheter un billet d’avion, réserver un hôtel, regarder les activités à faire… Mais celui la, difficile de prévoir quoique ce soit. Un seul mot d’ordre : arriver à Pékin en stop. Comment pourrais-je prévoir où je me trouverais le soir du 1er jour ? Et comme certains amis me l’ont fait remarquer, comment savoir si je ne vais pas rester coincé à Paris toute la journée et que je reviendrais tout penaud la nuit tombé pour réessayer le lendemain ?

C’est Porte de Bagnolet que tout commence. Lundi 14 Mai 2018, à 10h, je bois un café avec un ami, en dégustant ce qui sera sans doute mon dernier croissant en plusieurs mois. Sans dire un mot, on regarde par la fenêtre du bar, il pleut des trombes d’eau. Il me jette un regard du genre « mais t’es vraiment sûr que tu veux faire ça mec ? ». Oui j’en suis sûr. Même la pluie battante ne suffit pas à m’enlever l’étrange sentiment que j’ai au fond du ventre. C’est un sentiment indescriptible. Un mélange entre l’appréhension et la liberté totale. Partir de ma ville avec un sac à dos en se disant : « Tu vas à l’entrée de périph, et tu pars à Pékin en stop », c’est quand même assez barré comme idée.

Le départ de Paris en stop

Partir de Paris en stop est déjà un sacré challenge, les parisiens n’étant pas réputés pour leur gentillesse et leur dévouement. Je marche sous des trombes d’eau direction l’entrée du périph quand je remarque une petite station service à quelques centaines de mètres. Je n’hésite pas une seconde et je m’abrite. Je demande à toutes les voitures si elles sortent de Paris et après une dizaine de tentatives, Serge accepte et qui plus est, m’emmène dans la bonne direction.

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Serge, mon premier conducteur !

C’est la première fois que Serge prend un auto-stoppeur. Il m’avouera par la suite qu’il ne se serait jamais arrêté s’il m’avait vu tendre le pouce à l’entrée du périph. Serge travaille à la poste, et va rendre visite à ses parents à Calais. Il m’avouera avoir été témoin de l’attentat de la poste de l’hôtel de ville en 1986 où plusieurs de ses collègues ont été blessés, et un tué. On parle alors de ce qu’il a vécu, et des analogies avec les attentats plus récents. On aurait bien pu rester discuter toute la journée mais il me dépose sur une aire d’autoroute, avant de prendre la sortie pour Calais.

Comme j’ai bien avancé, je me permets le luxe d’un gros McDo sur l’aire d’autoroute, avant de rencontrer un autre auto-stoppeur qui part lui aussi en direction de Bruxelles. Ça me fait à chaque fois marrer, quand on me demande où je vais, de répondre en rigolant : En Chine ! Comme il était là avant moi, j’applique la règle numéro 1 de l’auto-stop et le laisse trouver une voiture avant moi. Je m’occupe en scrutant les plaques d’immatriculation des voitures (c’est devenu mon jeu favori) qui s’arrêtent à la recherche d’une plaque Belge. 5mn plus tard, Banco ! Je rencontre Jacques et Isabelle. Ils ne vont pas à Bruxelles mais me feront quand même traverser la « frontière Belge », la 1ère de mon aventure (et sûrement pas la plus difficile).

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Jacques le planteur d’arbres !

Jacques est très sympa. Il a passé sa vie à planter des arbres entre la France et la Belgique. Il n’hésitera pas à me faire remarquer à chaque fois que l’autoroute passe devant une de ses forêts. Il me déposera juste après la frontière Belge. En 3 minutes chrono, je trouve une autre voiture qui va directement à Bruxelles. Décidément, ça aura été plus vite qu’en bus cette affaire. Guido, mon conducteur, est un ponte de l’intelligence artificielle dans une grande société. Il passe le plus clair de son temps à voyager à travers le monde pour vendre une gamme de robots intelligents. On parle de nos voyages respectifs et je me rends compte qu’il a bien plus voyagé que moi. Certes pas de la même manière mais il me fait remarquer que comme il adore son travail, chacun de ses voyages d’affaires est comme des vacances pour lui. L’important, c’est qu’il a l’air vraiment heureux de ce qu’il fait et de sa vie et ça, c’est de plus en plus rare…

L’arrivée chaotique à Bruxelles

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Guido, qui respire la joie de vivre !

En fait, il se trouve que Guido ne va pas à Bruxelles centre. Il me dépose donc dans la banlieue riche de Bruxelles (l’équivalent de Neuilly à Paris) où je me retrouve à faire du stop sur une route où le trafic se résume à cinq petites vieilles roulant dans des BMW décapotables. Inutile de dire que je peux m’asseoir sur l’idée de faire du stop ici. Je me mets donc à marcher en direction du centre et saute dans un bus de la ville. Le soir, je loge chez Cyrielle, une amie d’amie. Elle n’est pas à Bruxelles, on ne se connait absolument pas mais elle m’a permis de rester deux jours à Bruxelles dans son appartement. Un grand merci à elle !!

Ma visite de Bruxelles se résumera aux bars et aux friteries. Même si je n’y avais jamais été avant, je ne suis décidément pas un grand fan des visites de villes. Je préfère me poser et profiter tranquillement plutôt que de m’agglutiner avec 50 personnes qui prennent en photo le Manneken Pis…

L’avancement du voyage

 

Episode 2 : de Bruxelles à Hambourg déjà disponible !

– Nicolas

 

1 Commentaire

  1. Je viens de découvrir ce que tu fais et non seulement j’adore, mais je considère avec respect ce choix de profiter de la vie que beaucoup (dont moi) aimeraient mais n’ont pas les tripes ou juste la possibilité de faire, et les mots nous font voyager avec toi. Hâte de voir la suite.

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