Paris-Pékin en stop (Partie 2) : Je fait du Fourgon de Police stop !!

paris pekin en stop

Mais où dormir dans cette station service ?

L’auto-stop, c’est comme une drogue. Durant les deux jours à Bruxelles où j’ai passé le plus clair de mon temps à « visiter » les bars et les friteries de Bruxelles, je ne pensais qu’à une chose : reprendre la route direction Amsterdam, la deuxième ville de mon aventure Paris Pékin en stop.

Le départ de Bruxelles en stop

Sortir des grandes villes en stop, c’est le pire du pire. Une fois qu’on est sur l’autoroute, ça roule tout seul. C’est pourquoi je redoutais un peu  le départ de Bruxelles. Mais c’était sans compter sur ma bonne étoile car en marchant depuis mon appart direction le périph je suis tombé par hasard sur une station essence et ,miracle, la première voiture à qui j’ai demandé sortait de Bruxelles par l’autoroute, et dans la bonne direction s’il vous plait !

C’est donc bienheureux que je monte dans la voiture de deux sœurs Bruxelloises qui partent faire les magasins à Anvers. J’avoue n’avoir pas vraiment compris la démarche, pour moi c’est un peu comme habiter à Paris et aller faire les magasins à Lille. Mais peu importe, ça m’arrange ! Avant que je monte dans la voiture, elle me demandent si je ne suis pas un psychopathe. C’est de bonne guerre ! Je ris et leur demande la même chose, mais quelles sont les chances qu’on se retrouve à trois psychopathes dans la même voiture ??

paris pekin en stop

Mes généreux compatriotes à Amsterdam

Une fois sur l’aire d’autoroute juste avant Anvers, je n’attends pas plus de 10mn avant de dégoter une voiture qui va directement à Amsterdam !! Ce sont deux Français qui font l’aller-retour à Amsterdam pour des raisons logistiques que je ne citerais pas ici. Le trajet se passe bien et j’arrive sans encombres à Amsterdam, seulement quelques heures après avoir quitté Bruxelles !

Je devais rester avec un couchsurfeur à Amsterdam, mais j’ai vite abandonné le plan pour cause de harcèlement homosexuel évident. N’ayant pas forcément envie de dormir sur le dos et à l’affut durant mon séjour, j’ai opté pour une auberge de jeunesse très peu chère dans la banlieue. N’ayant aucune envie de visiter la ville, j’ai opté pour un tournoi de baby-foot dans un bar très sympa à Amsterdam. Chacun son truc. Au lieu de zigzaguer toute la journée au milieu d’une foule de touristes défoncés, j’ai préféré passer l’aprèm à jouer au basket avec des locaux et à enchaîner sur un tournoi de baby très alcoolisé où j’ai fini à une brillante deuxième place (pour la petite histoire).

J’ai également rencontré un Canadien à l’auberge de jeunesse. Je lui demande si il a déjà visité le quartier rouge. Il me répond « le quoi ? ». « Ben tu sais le fameux quartier rouge d’Amsterdam ! ». Il se trouve qu’il n’en avait jamais entendu parler. Je le motive donc à sortir cette nuit là. Il n’avait aucune idée de l’endroit où il mettait les pieds et c’était très drôle de voir sa tête ahurie quand on a commencé à approcher des vitrines. Il rentrera ce soir là une heure plus tard que moi à l’auberge, et 50€ moins riche.

Du fourgon de police stop

Après ces deux journées chargées, il est temps de partir d’Amsterdam. Et quel pétrin !! J’avais repéré sur Google Maps une entrée d’autoroute avec un feu rouge juste avant. L’endroit parfait. Mais en arrivant sur les lieux, je me rends compte que cet endroit n’est en fait pas du tout accessible aux piétons. Après avoir dangereusement franchi une forêt de ronces et escaladé la barrière du périph avec mon sac de 20kg, je tends le pouce en priant pour que les flics n’arrivent pas avant mon sauveur du jour. Malheur, après 10mn d’attente sous le regard ahuri des conducteurs qui se demandent comment j’ai atterri là, un fourgon de police s’arrête à ma hauteur. Ils me somment de partir, mais j’ai tellement la flemme de me taper le chemin inverse que j’invente le plus gros bobard de la Terre : « J’attends quelqu’un, il arrive dans 5mn ». En soit, c’était peut être vrai ! A mon plus grand étonnement, ils me proposent alors de m’emmener jusqu’à la prochaine aire d’autoroute. J’ai donc fait du fourgon de police stop !! Malheureusement, ils n’ont pas voulu faire le selfie de la fin…

paris pekin en stop

Le très cool crypto-trader Hollandais

Une fois dans la station essence je me rends compte qu’il y a déja 4 auto-stoppeurs ! Et 5mn après on est 9. Ce jour là il y avait apparemment une compétition d’auto-stop (what??) entre Amsterdam et Hambourg. Pile poil mon trajet, et le même jour. On peut dire que je ne suis pas vernis. Une compétition d’auto-stop non mais je rêve ? Le pire c’est qu’ils ne respectaient absolument pas la première règle : premier arrivé, premier servi. Ces mécréants arrivaient après moi sur certaines aires et couraient agresser des véhicules dès leur arrivée. Du grand n’importe quoi…

J’arrive à m’extirper de cette incroyable situation et me retrouve en voiture avec un très sympathique Hollandais qui va à un festival dans l’Est du Pays. Il est crypto-trader et dropshipper. En fait, son travail consiste à acheter des produits en gros, et à le revendre dix fois le prix d’origine sur Amazon. Le tout sans bouger de chez lui. Il est spécialisé dans les produits de fumette d’Amsterdam (grinders, feuilles à rouler, etc.). S’en suit une série de conducteurs moins intéressants qui m’emmènent petit à petit sur une aire d’autoroute près d’Hambourg où je retrouve les satanés auto-stoppeurs du dimanche. Je pense dormir ici mais un type vient me voir et me dit que cette aire est super dangereuse à cause des camionneurs d’Europe de l’Est et qu’il y a régulièrement des attaques la nuit. Peu rassuré, je plie bagage et continue ma route sur une autre aire d’autoroute plus « safe » une heure plus loin.

Une première nuit en tente dans une aire d’autoroute

Toujours assez stressé et la nuit commençant à tomber, je demande au personnel de l’aire si c’est OK de poser ma tente. Ils me répondent que c’est strictement interdit et que la police fait des rondes toutes les deux heures… Bien mal embarqué, je commande un cheeseburger au Burger King de la station essence histoire de faire de l’ordre dans mes idées. Le gérant repère ma caméra, il me pose des questions sur mon voyage, je lui montre mon blog et mes photos. Il surkiffe le concept et m’indique un endroit où je peux poser ma tente à l’abri des rondes de police.

paris pekin en stop

Dormir dans une station service : check !

C’est donc planqué derrière la station service que je passe la nuit, un peu en stress car il y avait beaucoup de camionneurs qui passaient la nuit sur l’aire. Ce qui est stressant c’est que dans une tente, on entend tout ce qui se passe mais on ne voit rien. Par contre, tout le monde peut nous voir. Je pourrais très bien me retrouver encerclé par une demi douzaine de camionneurs Hongrois sans le savoir.

Au final, j’ai très bien dormi et au petit matin, après m’être changé sous le regard ahuri des familles qui s’arrêtaient prendre leur petit dèj, j’étais paré pour de nouvelles aventures… Mais ce sera pour l’Episode 3 !

L’avancement du voyage

 

Episode précédent : de Paris à Bruxelles.

Episode suivant : de Hambourg à Copenhague.

– Nicolas

Post a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Envie de voyager plus et moins cher ?

Le Ebook gratuit de mes 10 plus incroyables histores de voyages

Une notification à chaque nouvel article sur mon blog

Un accompagement  personalisé dans tes voyages par e-mail

Des conseils et bons plans sur l'actualité du voyage

Suis moi sur les réseaux sociaux !

Abonne toi à ma Newsletter !

Et reçois :