Paris-Pékin en stop (Partie 5) : Je traverse la frontière Russe à pied !!

paris pékin en stop

Bien entouré à mon arrivée à Riga !

Dans le précédent article, je traversais la mer Baltique en bateau-stop, de Stockholm à Riga. Bien arrivé dans la capitale Lettone après une nuit en cabine 1ère classe (^^), je retrouve ma pote Liga, que j’avais hébergée via Couchsurfing il y a quelques années. Liga a accepté de me rendre la pareille en m’hébergeant à son tour dans son magnifique appartement en plein centre de Riga. C’est un très vieil immeuble et ils sont 5 à habiter au dernier étage, dans un appart de plus de 100m². Je prends mes aises, car j’y resterais au total 10 jours !! En effet, je dois attendre le top départ de mon visa Russe pour continuer le voyage.

Aller chercher le visa Russe est d’ailleurs la première chose que je fais à Riga. Pour la petite histoire, au lieu de payer 200€ un visa pour 30 jours en Russie, j’ai feinté en achetant un billet pour la Coupe du Monde (le moins cher, Panama-Tunisie ^^). Acheter un billet pour la Coupe du Monde donne droit automatiquement à un visa de plus d’un mois et demi en Russie ! Et le match coûtait deux fois moins cher qu’un visa normal, alors pourquoi s’en priver ? J’avais fait expédié le visa à l’ambassade de Russie en Lettonie et c’est avec un soulagement non dissimulé que je le récupère un mois plus tard.

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Le Saint Graal !

Dix jours de repos bien mérités à Riga

A Riga, je profite du fait de ne pas être sur la route H24 et mène une vie tout à fait normale, sans forcément jouer au touriste. Je connais beaucoup de monde ici et c’est donc avec un grand plaisir que je retrouve le goût des choses simples : aller au resto avec des amis, se retrouver boire une bière au bar du coin… Une de mes amies Lettone bosse pour l’organisation d’un défilé de mode qui a lieu à Riga pendant mon séjour. Elle me propose de l’aider à organiser en échange de quoi j’aurais une invitation pour le défilé. Comme ça ne se refuse pas, je passe une journée à crapahuter dans des endroits plus ou moins nets de Riga avec pour mission de délivrer des invitations à des gens importants de Riga. J’apprends donc par cœur : « Shiz ir ialougouzm uz LMA modes scate », ce qui veut dire dans un Letton approximatif : « Voici une invitation au défilé de mode ». Le lendemain, j’assiste avec mes trois amies Lettones au défilé de mode dans un hangar désaffecté en banlieue de Riga. L’endroit est plein à craquer de blogueurs et journalistes de mode Lettons. Marrant.

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Le gratin Letton

De l’auto-stop via un message radio ??

Le lendemain de la gay pride Lettone, je décide de plier bagage et de revendre le match Panama-Tunisie que j’ai acheté. Le match est dans plus de deux semaines vers Moscou et si j’y assiste, j’aurais moins de temps en Russie pour les randonnées prévues au Lac Baïkal. Et ça, c’est impensable. Je me remets donc en route, mais cette fois ci pas tout seul ! Liga a décidé de m’accompagner dans la station essence d’où je compte partir de Riga. Il est 13h quand nous y arrivons et malheureusement, les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. Après plus de trois heures d’attente, Liga décide d’appeler une radio nationale Lettone, l’équivalent d’Autoroute FM. Elle explique à l’animateur ma situation, où on se trouve et que je veux rejoindre la Russie. Cinq minutes plus tard, il diffuse un appel aux voitures qui voudraient prendre en stop ce (charmant) Français qui va jusqu’à Pékin 😀 Même si ça n’a pas marché (mais j’ai été reconnu !!), la tentative était belle. C’est quand même improbable qu’on puisse diffuser un message radio si facilement !!

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Le moment où je passe à la radio

Vers 18h, un mec vient nous voir et nous dit qu’en fait, on n’est pas sur la bonne route, qu’ici c’est l’ancienne autoroute et que personne ne l’emprunte. Il me propose de me remettre sur le bon chemin et j’accepte sans hésiter. Il y a en effet beaucoup plus de monde sur l’autre route et à 19h, j’embarque dans une voiture avec une mère et sa fille. C’est pas si souvent que ça arrive, croyez moi. En général, j’ai plutôt affaire à des mecs seuls ! Nous n’avons pas mis plus de trois heures pour traverser l’intégralité de la Lettonie jusqu’à la ville de Rezekne avec deux arrêts aux stands : l’un chez la grand mère dans la campagne Lettone, et l’autre pour récupérer le mari dans un barbeuc perdu dans une forêt. Après une bière au barbeuc où tous les invités se demandent qui je peux bien être, le couple m’invitera à dormir chez eux. La maman insiste pour me préparer une montagne de nourriture et c’est le ventre gonflé que je vais me coucher dans la chambre d’amis.

La traversée de la frontière Russe en stop

Au petit matin, le sympathique couple Letton me dépose sur le bord de la route qui mène, une centaine de kilomètres plus loin, à la frontière Russe. Je tends le pouce avec une certaine appréhension. C’est pas tous les jours qu’on traverse la frontière Russe en stop… Il me faudra trois voitures pour arriver au niveau de la frontière. Le dernier conducteur a fait un détour pour m’y conduire et repart dans l’autre sens. Je suis désormais seul face à la Russie. Contre toute attente, tout se passe bien. Je marche pendant une heure à travers les différents postes frontières, je signe pleins de papiers que je ne comprends pas et me voila en Russie !! Merci la Coupe du Monde !!

La suite est nettement moins funky. Il y a tellement peu de voitures qui traversent la frontière que j’attends plus de quatre heures avant d’être pris par un camionneur. C’est le premier camionneur de mon aventure et autant dire que ça fait flipper. Ce ne sont que des préjugés mais quand j’entends « camionneur » et « russe » dans la même phrase, j’imagine rarement un type jovial et sympathique. Malgré ses faux airs de gardien de goulag, Serguei est somme toute très gentil et me déposera 100km plus loin. Je me ferai alors prendre par une autre camionneur pendant plus de 500km ! Et à 80km/h de moyenne, croyez moi, le temps se fait long. Sur la route, c’est plutôt tranquille, les camions sont confortables et les paysages défilent. Mais s’arrêter « manger » 2 heures avec Serguei qui ne parle pas un mot d’Anglais, c’est long. Très long.

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Petite photo quand Serguei a le dos tourné

Vers 1h du matin, on arrive dans la banlieue de Moscou. J’ai de la chance car Serguei ne va pas dans le centre mais dans la banlieue Est. Cela m’arrange beaucoup car je n’aurais pas besoin de rentrer dans Moscou et d’en ressortir le lendemain, je n’aurais qu’à refaire du stop de l’endroit où il me pose. Je cherche donc un motel de nuit et sous la pluie dans la vieille banlieue de Moscou et je finis par m’effondrer d’épuisement dans les draps sales d’une chambre sordide. Quelle journée !!

La suite du voyage, c’est de foncer vers l’Est pour arriver à temps dans la ville de Kazan où se déroule le premier match de Coupe du Monde de l’équipe de France. C’est affiché complet, mais avec ma chance, je me fais confiance à 100% pour dégoter une place pour le match. Vous verrez ça dans l’Episode 6 !! (Spoiler : j’ai été voir le match ^^)

L’avancement du voyage

 

Episode précédent : Je fais du bateau stop jusqu’en Lettonie !!

Episode suivant : Je vais voir le match de la France à la Coupe du monde gratuitement !!

– Nicolas

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